
Jadis partie intégrante des défenses urbaines de Saint-Hippolyte (Haut-Rhin), au pied du Haut-Kœnigsbourg, le château n'apparaît qu'en 1515. Mais il existait probablement avant.
Servant sans doute d'entrepôt et de cour dîmière en 1565, on y mentionne la présence d'un bailli lorrain, Olry de Widranges (Ulrich von Wittringen), dont les gens de Saint-Hippolyte arrivent à se débarrasser après s'être plaints de ses exactions au duc, qui fait emprisonner son lieutenant.
Pris en 1633 pendant la guerre de Trente Ans par le rhingrave Otton-Louis, le château et la ville sont ruinés.

Puis se succèdent les Lorrains, les Impériaux et les Français. Ces derniers y installent une garnison jusqu'en 1661.
Restauré en 1718 par le duc Léopold, le château est vendu comme bien national pendant la Révolution. En 1825, il est acheté par la congrégation des marianistes, qui le transforme en collège. Remanié aux XIXe et au XXe siècles, le château ne possède pratiquement plus de partie originelle, si ce n'est à la cave où on peut encore distinguer quelques traces.