Le Jura, ses cités et ses châteaux méconnus.

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Poligny, au coeur du Revermont viticole, a encore de nombreux vestiges du passé comme ces remparts. Capitale du Comté, la ville a une grande renommée dans l'agro-alimentaire, essentiellement autour de la filière fromagère.

Parmi les monuments de Poligny, figure un hôtel-Dieu fondé en 1680 et qui était géré par des religieuses. Il possède un joli cloître, mais sa particularité est ailleurs. En effet, il renferme une magnifique apothicairerie du XVIIIème siècle, classée Monument Historique.

On y découvre une très belle collection de faïences en provenance de Nevers, de l'est de la France mais aussi, pour les plus belles, de Poligny même. A leurs côtés se trouvent des étains, des cuivres et des bronzes, sous formes de vaisselle et d'ustensiles autrefois destinés à la fabrication des médications de l'époque.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Parmi les richesses de la Collégiale Saint-Hippolyte, bâtie à partir de 1415, se trouvent des statues, pour la plupart du XVe siècle, de l’Ecole de Bourgogne, dont la statue de la Vierge du Fondateur.

Fondé au début du XVIIe siècle, l’ancien Couvent des Ursulines s’étendant sur plusieurs bâtiments, jardins et vergers, a été supprimé à la Révolution. Aujourd’hui, il en reste le cloître et sur l’une des façades, une Vierge Bourguignonne. L’ancien couvent a été morcelé et appartient à plusieurs propriétaires qui l’ont transformé en logements.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Lons-le-Saunier : l'Hôtel-Dieu, construit entre 1735 et 1745. La cour d'honneur, fermée par une superbe grille en fer forgé, est classée Monument Historique.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Au n° 24 de la rue du Commerce (ou rue des Arcades), qui a gardé sa courbe du Moyen Age, se trouve la maison natale de Rouget de Lisle.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Lons-le-Saunier : les arcades en bois d'origine de la rue du Commerce ont été remplacées par des arcades en pierre après un incendie en 1637.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Lons-le-Saunier : l'église Saint-Désiré, datant de 1080, est un fleuron de l'art roman franc-comtois même si les remaniements de l'extérieur du XIXè siècle ont masqué ces vestiges anciens.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Saint-Désiré : la nef, élévée en 1080, possède les caractéristiques du plus pur style roman franc-comtois, en particulier le fait que les piliers (les plus hauts des églises romanes franc-comtoises) n'ont pas tous la même forme.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Saint-Désiré : cette superbe Piéta provient du prieuré de Gigny (Jura) et date des années 1470 - 1480. Fait rare, elle regroupe autour du Christ et de la Vierge la plupart des personnages qui assistèrent à la Passion.
(photo : A. LICHTENSTEGER)
Saint-Désiré : la crypte a été construite en 1060 sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire. Bel exemple d'art roman primitif, on y trouve deux chapiteaux du Vè siècle et le sarcophage -vide- de saint Désiré.

(Photos : Alain LICHTENSTEGER)

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